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- Info
Histoire d'Aragon
Le village et ses abords bénéficient d’une protection au titre de la
législation sur les sites, depuis 1974. Aragon est établi sur un éperon
rocheux isolé. Bâti en amphithéâtre, il domine les ruisseaux du «
Trapel » et de « La Valette », ainsi que les nombreux jardins potagers
et autres espaces ouverts tels que la promenade des Oliviers, au Nord. On
notera que les compoix (registres fiscaux) font état du caractère
fortifié du lieu : on signale « la muraille de la ville » et le village
y est régulièrement appelé « Le fort ». |
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Trois portes sont mentionnées
ainsi « Al portal de Hiero dal col » à proximité de la placette du même
nom. Il est aussi question de « La porte de la ville ». Peut-être se
trouvait-elle rue du « Pont Levis », près des fossés et premiers
remparts où subsistent encore en élévation quelques vestiges
susceptibles de correspondre à l’emplacement d’une porte fortifiée ? Le
compoix de 1699 évoque enfin « Le portal croix ». Il faut probablement
le situer à proximité de la croix qui s’élève aujourd’hui sur la place
de l’Abreuvoir. Datée du XVIème siècle, cette croix en pierre historiée
est ornée, sur une face, d’une Crucifixion, sur l’autre, d’une Vierge à
l’Enfant (classée Monument Historique). |
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Le village a connu
plusieurs phases de développement principalement autour du noyau
primitif d’Aragon, sur le site de l’actuel château. Ce secteur présente
des vestiges de rempart bien conservés, notamment rue «du Pont-Levis».
La rue « du Paro » constituait l’axe de circulation principal de cet
espace fortifié, une fois franchi les anciens fossés secs. Par la
suite, l’habitat villageois s’étendit au-delà, en direction du sud et
de l’est. Il fut à son tour protégé par une enceinte qui engloba
l’église. Au sud, cette enceinte se prolongea en direction de la « Côte
de Pech-Marie » où une vaste portion associée à une échauguette d’angle
est encore en élévation. Cette enceinte collective se poursuit le long
de la rue « du Rocher » et remonte vers l’avenue « de la Montagne Noire
» où de nouveaux fragments subsistent près du Monument aux Morts. |
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Enfin,
sur le point le plus haut de l’éperon, les compoix d’Aragon mentionnent
régulièrement un habitat organisé autour d’une « tour ». Cet espace,
actuellement compris entre les rues « de la Tour » et « du Calvaire »,
ne recèle que des habitations ruinées. Toutefois, on peut encore
observer sur son pourtour deux fragments de mur, probablement de
facture médiévale. Au-delà de l’enceinte du village, les compoix
font état de faubourgs dénommés : « Barry del Pon Marssal », « Barry de
las Abrix»... Ils correspondent tous à des quartiers post-médiévaux. Les
vestiges de deux moulins, témoignages de l’économie rurale, sont
visibles près du village. Ils figurent sous l’appellation « moulin
d’Aragon » et « moulin de Vignaure ». Ce dernier est attesté dès le
XVIIIème siècle et celui « d’Aragon » a été édifié au XIXème siècle. Un
moulin à eau était situé sur le Trapel, il n’en reste aujourd’hui que
le nom d’un tènement (route de Villegailhenc). |
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