Histoire de Raissac sur Lampy
![]() A propos du nom du village Différentes appellations du village 870 : Resciacum 912 : Villa Crexagum 1262 : Villa de Reissaco 1781: Raissac Raissac fut blasonné en 1696 « De Gueules embrassées à dextre d'or »
(En langage héraldique l'or représente la force, la richesse et dénote
la puissance, l'autorité. Le pourpre représente la justice, la liberté
et dénote l'abondance, la source d'honneur et de dignité.)20 septembre 1792 : naissance du canton d'Alzonne auquel Raissac est rattaché ; ce dernier prend pour la première fois le nom de Raissac sur Lampy. Le village comprend un bourg centre et quelques métairies et quartiers ruraux : • La Bade ( de «abbado » abbaye comme le suggère l'abbé Courrieu à moins que le mot n'ait un lien avec le verbe occitan « bader », regarder ; l'emplacement et le point de vue qu'il offre pourraient plutôt laisser supposer cette origine). • Contresty ( de « contrast », se disputer, se quereller). • Dabos ou Dave ( de dabo, celui qui paie). • Les Brugues -( de « bruyères »). • Gaillats ( viendrait de « galline », suite à l'élevage de volaille). Quelques noms de quartiers ruraux : Bois de Madame, las Brugos ou Camazau, le Pech, la Mourière, Pont Vieil, Pré Gayraud, les Clapiès, las Hortos, Cassiou, les Graves, les Castagnès et la Coste, le Pradas, la croix des Gaillates, les Esclauzels, les Touats... ![]() château de Raissac
Origine du nom du village En France, 4 localités portent le nom de Raissac. Raissac (09) Raissac d'Aude (11) Raissac sur Lampy (11) Rayssac (81) Tous ces « Raissac » possèdent une source et il semblerait que l'origine du nom ait un rapport avec l'eau « Raïs » : rayon, jet « Ac » : lieu de, endroit. La Bondouïre, source se trouvant sur la commune au lieu dit « le Piousou », était autrefois réputée bénéfique (riche en sels minéraux). Jadis, l'eau jaillissait du sol, elle « bondissait » d'où le nom de « Bondouïre » . On pouvait venir de loin pour chercher cette eau bénéfique à Raissac. |
![]() 2 000 ans d'histoire à Raissac Événements locaux
50 ans avant J.C., on signale le passage d'un lieutenant de Vercingétorix.Construction du château de Raissac par les Wisigoths en même temps que la cité de Carcassonne. Une des seules traces du passage des arabes dans la région, une poterie, aurait été trouvée à Alzonne. 793 : des moines Bénédictins viennent se fixer à St Martin le Vieil. 815 : les moines bénédictins émigrent à Montolieu. Le souvenir du passage de Charlemagne dans la région nous est donné par Carlipa, village rebaptisé à cette occasion : à l'origine « Caroli Pagus », (village de Charles), devenant « Carolipaco », puis « Carlipac » et enfin Carlipa. Depuis cette époque, de nombreuses personnes de Raissac ont porté les noms de Cathary et Homs, signalant par là un lien avec le catharisme : Cathary : de Cathare « pur » Homps ou Homs : contraction de « bonshommes » comme on appelait les cathares. * Passage des troupes du Prince Noir les 2 et 3 novembre 1355, pillage de Raissac, Fanjeaux, Alzonne... (1578 ?) Raissac sert de base aux troupes catholiques pour investir St Martin le Vieil tenu par les protestants. Raissac devient une commune du canton d'Alzonne. Événements régionaux et nationaux
* Occupation romaine5ème siècle, invasions barbares,Vandales, Goths et Wisigoths. Domination Wisigothe sur la Septimanie, royaume Burgonde. 7ème/8ème siècle : invasion arabe. 9ème siècle, passage des Normands. 12ème et 13ème siècles, l'épopée Cathare. 14ème et 15ème siècles, la guerre de 100 ans. 16ème siècle, guerre de religion. 18ème siècle, la Révolution et l'avènement de la 1ère République. |
![]() Regard sur un événement tragique : la destruction du village par le Prince Noir.
Le Prince Noir (1330-1376), appelé ainsi parce qu'il revêtait une armure noire, était le fils aîné d'Édouard III d'Angleterre, Prince de Galles, réputé pour son humeur belliqueuse. On lui confia très jeune (16 ans) le commandement d'une armée et il sut mettre l'adversaire en déroute. Il était à la tête d'une armée de 25 000 à 27 000 hommes ( 11 000 cavaliers, 600 fantassins et 10 000 mercenaires/aventuriers), suivie du ravitaillement et de quelques pièces d'artillerie (bombardes) et pillait les villages frontaliers de ses terres du grand Sud Ouest. C'est lors d'une de ses excursions en territoire français, en novembre 1355, qu'il pilla et détruisit les villages de Fanjeaux, Alzonne, Raissac, Ste Eulalie (... ?), alors qu'il était en route pour attaquer Carcassonne. Il n'investit pas St Martin le Vieil où se trouvait le seigneur Raymond le Fort qu'il redoutait ( ? ) et qui était bien abrité derrière les remparts du village. Il se vengea donc sur Raissac en pillant le village et où il fit périr les 2/3 de la population. Les survivants durent leur salut à la proximité des bois où ils se réfugièrent. Avant le passage du Prince Noir, Raissac comptait 39 foyers ; le village n'en dénombrait plus que 17 après ces événements sanglants. « De gueules, embrassées à dextre d'or » Histoire de « RAISSAC »
En l'an 870, Charles le Chauve donne au comte Oliba de Carcassonne RESCIACUM dans la viguerie d'Alzonne.En l'an 912, Férréol et Sindémir vendent à Arifons, abbé de Montolieu, les terres de Raissac. Le 13 juin 925, Gimer, évêque de Carcassonne, reçoit par échange des religieux du monastère de Montolieu, leur aleu de Raissac. En 931, s'effectue un autre échange avec ces mêmes religieux, Raissac est rétrocédé au monastère. Au 14ème siècle, Raissac appartient au noble Guillaume l'Estendard, seigneur de Bellegarde. Durant le 15ème siècle, la seigneurie de Raissac fut possédée par la maison Montesquiou-Coustaussa, diocèse d'Alet, aujourd'hui éteinte. Sanctius de Montesquiou fut abbé de Montolieu de 1429 à 1445. Ses armes étaient « d'argent à 3 chevrons de sable ». En 1580, cette seigneurie fut acquise par la maison de Maurel, conjointement avec la seigneurie d'Aragon. Elle devint ensuite la propriété de Monsieur Bancalis de Pruines de Maurel d'Aragon, héritier par alliance de la maison Maurel. Peu avant 1789, ce dernier la vendit à Monsieur Pierre Thoron, propriétaire de la Manufacture Royale de draps de Montolieu. Les biens communaux ont été aliénés en 1834, en vertu d'une ordonnance royale, par allotissement entre les habitants de la commune, sous redevance emphytéotique. (Les informations présentées ici sont tirées des travaux de recherches et des documents de l'abbé Courrieu) |





